L’Algérie dernière du classement économique de la région MENA

L'Algérie traverse actuellement une crise économique sans précédent. Contrairement aux monarchies pétrolières, le gouvernement algérien n'a pas de plan B pour faire face à la chute de ses revenus pétroliers et de réserves naturelles.
lalgerie derniere du classement economique de la region mena
Crédit d'image : barlamane.com
Publié le 18 octobre 2017, par Samir | 14 h 00 min

L’Algérie est l’un des pires pays au monde en matière de liberté économique, selon le dernier classement publié dans le rapport annuel 2017 sur la liberté économique dans le monde.

Les chiffres, établis par le groupe de réflexion canadien Fraser Institute, classent les pays selon l’accès à un marché libre, le libre-échange et la liberté d’entreprendre. Ces critères sont regroupés en 5 grands groupes :

  • la taille des administrations publiques
  • le système juridique et les droits de propriété
  • l’inflation
  • la liberté des échanges au niveau international
  • la réglementation du crédit, du travail et des affaires

Les 5 critères se divisent en un total de 42 variables distinctes, chacune étant notée sur une échelle de 0 à 10 points.

L’Algérie se classe 156ème sur 159 pays dans la liste. C’est le classement le plus bas au Moyen-Orient et en Afrique du Nord. Les chiffres ont été compilés en 2015. Les données utilisées pour le système de classement proviennent d’institutions telles que la Banque mondiale, le FMI (Fonds Monétaire International) et le Forum Economique Mondial (WEC) à partir d’enquêtes, d’analyses d’experts et d’études de cas.

Les Emirats Arabes Unis font partie des pays arabes les plus cotés avec 37 points. La Jordanie n’est pas loin derrière avec 38 points. Le Qatar s’est classé 3ème au Moyen-Orient et en Afrique du Nord (région MENA) et 45ème au rang mondial. Les chiffres pour l’Irak, la Somalie et le Soudan n’étaient pas disponibles, ces pays ne figurent pas dans le classement.

L’Algérie traverse actuellement l’une des crises économiques les plus difficiles observées sous « la présidence » d’ Abdelaziz Bouteflika. Les 15 dernières années ont permis au gouvernement algérien de s’appuyer sur les revenus pétroliers et ses réserves naturelles qui ont donné au pays une aisance financière et permis au gouvernement de maintenir la paix sociale.

Cependant, depuis que les prix du pétrole ont commencé à chuter en 2014, le malaise dans le pays a commencé se faire sentir. Sa dépendance aux hydrocarbures n’est plus un modèle économique viable à long terme.

Des mesures d’austérité plus strictes introduites dans le cadre de son nouveau plan économique dévoilé par le Premier ministre Ahmed Ouyahia consistent principalement à emprunter de l’argent directement auprès de la banque centrale et de faire tourner la planche à billet. Cette stratégie décriée par les spécialistes a permis à l’euro de s’échanger à plus de 200 dinars au marché noir, contre 134 dinars officiellement. Avant, les algériens achetaient de l’or comme valeur sûre. Désormais, beaucoup se tournent vers l’euro.

Le nouveau modèle économique contribuera à maintenir les niveaux d’endettement gérables mais ne peut pas être une solution à long terme pour qui permettra au gouvernement algérien d’équilibrer son budget d’ici 2022 avec succès comme il l’entend.

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